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| Derrière
chez Mathieu, il y a une petite cabane. Comme c’est
drôle, Mathieu habite au Canada… derrière
la cabane, il y a une rivière, derrière la
rivière, la forêt, immense… Dans le cœur
de Mathieu, il y a l’espace, et il y a l’Afrique…
Dans la cabane de Mathieu il y a la guitare et dans la guitare,
il y a les chansons… Dans les chansons, il y a les
grands espaces, la forêt, et puis les steppes et la
savane, et surtout beaucoup de soleil…
Venez écouter les mots qui sortent de la bouche de
Mathieu, c’est doux et c’est chaud, comme un
soir autour d’un feu de camp, et ça donne envie
d’une petite cabane quelque part, près de Shédiac,
ou alors en pays Dogon…
Julia Musté-Marchand.
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| L’anatomie
d’une chanson
Jouer de la guitare est pour moi une thérapie
de résonnance et de friction. C’est
le papier sablé qui vient adoucir les
bords tranchants du bout de mes doigts au bout
des orteils en passant par les oreilles.
De temps en temps, la guitare me chuchote des
mélodies qui viennent complimenter ou
soulager les passages mélancoliques,
bien ordinaires ou tripatifs du quotidien. Elles
surgissent dans la radiance des petits matins
précieux et éphémères
ou dans les nuits éternelles sans pitié.
Les mélodies brûtes se transmettent
aux cordes vocales rouillées par l’oxydation
du café. Les ondes sont conduites par
un système hydraulique qui est filtré
par mon cœur quand je m’abandonne
au moment présent et réussit à
court-circuiter ma tête. Mais les mots
ne sont pas encore là, ce sont des sons
d’un homme des cavernes adouci par la
modernité qui ne sait pas encore parler.
Les paroles atterrissent éventuellement
sur le papier, dans le petit carnet qui traine
dans mes poches. C’est parfois une manifestation
spontanée et inattendue, comme une famille
de martiens qui se pointent à l’heure
du souper, ou l’éclat d’une
truite qui vient briser la surface miroitante
de la rivière au repos. D’autres
fois, les mots surgissent du feu de camp. Lors
de ces soirées oniriques à la
belle étoile où je chante à
l’improviste, accompagné d’une
bande de pirates animistes échoués
qui sentent le rhum de contrebande, la boucane
et les bonnes intentions… des mots à
moitié oubliés au lendemain matin.
Souvent la chanson se concrétise suite
à de longues heures de concentration
ardue, dans la lucidité d’une cathédrale
aux planchers bien lavés et aux âmes
déchirées.
Après avoir été pétrie
et passée au défibrillateur, la
chanson se concrétise sous forme de signaux
électrostatiques sur bande électromagnétique
ou dans une série d’égratignures
digitales, une succession de « 0 »
et de « 1 » qui s’étendent
jusqu’à l’horizon et qui
ont rien à voir avec la musique.
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Le Tango du chaos
(paroles et musique M. D’Astous)
Tellement nous arrive en même
temps
Rapidement tout chamboule et change
Dans une chasse à haute vitesse
Dans un film de science-fiction
Rapidement tout chamboule et change
A fond de train sur le chemin
sans plan et sans destination
Rapidement tout chamboule et change
B’en trop vite pour les porcs-épics
Qui s’ennuient du rythme des cro-magnons
Rapidement tout chamboule et change
C’est la vie à
la Monopoly
De Tokyo à Miami
C’est la vie à la Monopoly
De Bamako à l’Acadie
Clonée, manipulée
comme une recette instantanée
Dolly est morte de tristesse dans un paturage
aseptisé
Emballés dans la fiction de l’émission
réalité
Les moutons se font bouffer par les loups
Aux allures de bergers
C’est la vie à
la Monopoly
De Tokyo à Miami
C’est la vie à la Monopoly
Rio de Janeiro à la babylonie
Refrain : Un peu de
repos
Sans se presser comme des robots
Programmés pour danser sans se fatiguer
Le tango du chaos
Tellement nous arrive en même
temps
Ma tête spine comme une bobine sur le
moulin à grand-maman
Elle garde dans un coquillage les tisons de
la tradition
Qu’elle asperge sur mon cœur abasourdi
par l’indifférence
C’est la vie…
Refrain |
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| Téléchargée
d'émotions, la majorité des occidentaux
s'empresse dans le labyrinthe du quotidien comme
une bande de baleines déboussolées
par la cacaphonie des grands chalutiers. La
destination ultime n'a pas encore été
dévoilée dans le lustre des publicités. |
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Le chasseur de papillons
(paroles et musique M. D’Astous)
Comme la mouche à miel
cherche à butiner
Il cherche à tout goûter sans tout
dévorer
Seul dans sa bulle, seul dans les nuages
Enivré par les bouquets du paysage
Pas un messie ni un charlatan
Il vagabonde sous les orages d’été
Le chasseur de papillons approche ses cent ans
Jurant que l’amour ne sera jamais démystifié
Refrain
On entend mieux les yeux fermés –
la mouche à miel
On voit plus clair quand on prend le temps d’écouter
– la mouche à miel
Comme la mouche à miel
cherche à butiner
Sans rien conquérir sans rien posséder
Seul à décoder l’allègre
langage
Entre les êtres faits de pétales
et plumages
Pas un messie ni un mendiant
Le faux bourdon des bourgeons d’été
Le chasseur de papillons – vit comme le
puceron
Qui ne vit qu’une seule journée
Refrain |
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Le
chasseur de papillons est un vieux passionné
de la nature qui a trouvé son salut dans
le bourdonnement subtil de la diversité
qui l'entoure. |
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Sur le site de Mathieu
D'Astous vous pourrez écouter d'autres extraits
du dernier album, découvrir sa biographie et suivre
son activité musicale.
Vous pouvez contacter Mathieu D'Astous par courriel |
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Discographie
de Mathieu D'Astous |
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Ada, album, juillet 2003. |
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Gondwanaland (Siltwater), octobre 1999 |
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Building oceans (Siltwater), mai 1999 |
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Pet-Kout-Koy-Ek (Zéro °Celcius), décembre
1995 |
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Contes du Coude/Tales from the Bend (Zéro °Celcius),
octobre 1995 |
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Acadie Rock (Zéro °Celcius), mars 1994 |
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