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Lover le temps qui reste Au creux sombre et miellé De cheveux Se nicher au creux des parfums, Voilà mon rôle tenace. Ne pas se laisser atteindre Laisser passer glisser Ne montrer les dents Qu’au coin des lèvres Au sourire éparpillé Attendre Laquelle des lumières Reste et vibre? Celle de ton corps cambré, Bourgeon soyeux, Ou la pâleur à venir Qui vibre sur moi comme un violon? Les yeux fermés Le rôle est trop usé Coup de griffe dans le dos S’affaisser Sang au creux des reins Se relever Mutilée Et puis A minuit toute la ville Reployée entre mes bras Est sans réponse A minuit Dans le métro laiteux J’interroge les pulsations de la nuit, Poing fermé. Je t’écoute sourire, Et regarder ailleurs. Vers l’ineffable Lancer sa complainte Inexpugnable Et se rendormir Salée du sable gris Des larmes.
Lise
Lefebvre & Julia Musté-Marchand, Cambes en Plaine,
2003.
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