CADAVRE EXQUIS DU 2/07/2003

 


« Je tremble de voir ton visage
Flotter avecque mes désirs.»
Et le reflet bleuté des montagnes froides
Dans le lac concis et sans histoires
De ton regard.
Croiser sur la route
Hasard sinueux
Les vallons de ta peau
Ambrée M’y blottir
Avaler ton sourire
Et m’enfuir
Un miroir, ça ne raconte rien,
Miroir vibrant
Dans une voiture
Effacement mobile
Et progressif.
Et au bout du monde
Derrière l’absence me cacher
Salomé nouvelle m’évaporer
Dans le contour brumeux
De mon propre corps
Contre ton ombre en extase
Et
Les instants que je retiens
Sont semblables aux secondes insaisissables
D’une nuit,
A ces millions de lumières poignantes
Sur les routes,
Etoiles sur le fleuve.
Danse extatique – douleur empirique
Poignardée dans mes reins
La brume te retient
Loin de moi De mon souffle
Ombre à tes cils
Je me délite – Mille et une nuits
Désertée
Je tremble de voir ton regard
Se dérober même
Au désir du miroir
Investigation glacée
Sans pouvoir de connaissance,
Mise à plat
Couleur d’acier
Je me perds
Entre les lames
Aseptisées du quotidien
Chamarrée Enivrée
Virevoltante Jusqu’au vertige
Au creux de mon ventre
Je te tiens
Et à la nuit Définitive
Je hurle mon refrain.
Lise Lefebvre & Julia Musté-Marchand, Singles, 2 juillet 2003.
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