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« Je tremble de voir ton visage Flotter avecque mes désirs.» Et le reflet bleuté des montagnes froides Dans le lac concis et sans histoires De ton regard. Croiser sur la route Hasard sinueux Les vallons de ta peau Ambrée M’y blottir Avaler ton sourire Et m’enfuir Un miroir, ça ne raconte rien, Miroir vibrant Dans une voiture Effacement mobile Et progressif. Et au bout du monde Derrière l’absence me cacher Salomé nouvelle m’évaporer Dans le contour brumeux De mon propre corps Contre ton ombre en extase Et Les instants que je retiens Sont semblables aux secondes insaisissables D’une nuit, A ces millions de lumières poignantes Sur les routes, Etoiles sur le fleuve. Danse extatique – douleur empirique Poignardée dans mes reins La brume te retient Loin de moi De mon souffle Ombre à tes cils Je me délite – Mille et une nuits Désertée Je tremble de voir ton regard Se dérober même Au désir du miroir Investigation glacée Sans pouvoir de connaissance, Mise à plat Couleur d’acier Je me perds Entre les lames Aseptisées du quotidien Chamarrée Enivrée Virevoltante Jusqu’au vertige Au creux de mon ventre Je te tiens Et à la nuit Définitive Je hurle mon refrain.
Lise Lefebvre & Julia Musté-Marchand, Singles, 2 juillet 2003. © Droits réservés. |
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