Poussière d’humanité sur les chemins du vide
je trace de ma course
une ligne de vie
éphémère et ravie.


Mon corps est ce vaisseau
et mes mains sont ses voiles.
L’azur est innombrable
mes océans multiples


Ma noyade est envol
Le ciel est à mes pieds
et l’horizon captif


Déboucher sur l’arête comme on accoste au port
et le sol sous mes pieds
à mes lèvres brûlées


Le large a disparu au bout de la jetée

 

 

Jean Roussie, En un miroir de cendre et d’eau, 1995-2002.
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