Les berges du Luzoué sont un pays lointain
à la terre trop meuble pour un quelconque espoir
Et l’enfant et son rire
sont chaînes bien trop lourdes
ancrées aux lendemains
Hanté par ces regards qui se cherchent ou s’enfuient
mon pas trouve une errance au cœur des terres rouges
transcendées de lumière aux rives de l’oubli
De ces donjons de lierre aux pierres familières
je voudrais espérer la patience d’un phare
aux tempêtes lointaines
Jean Roussie, En un miroir
de cendre et d’eau, 1995-2002.
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