La rue ne ressemble à rien, de connu.
C’est un couloir enfoui où le brouillard fait joujou
avec les souvenirs jetés, silhouettes cruelles, toiles
cirées changées en manteaux de pluie, cabane cachée
derrière les prés.
Et s’ouvre entre deux poubelles l’autoroute infinie
aux petits riens stupides, mille et un bouts de papier qui remettent
sur la piste des étangs et du ciel en ajoncs… Saleté
de vie, beauté de vie.