La rue ne ressemble à rien, de connu. C’est un couloir enfoui où le brouillard fait joujou avec les souvenirs jetés, silhouettes cruelles, toiles cirées changées en manteaux de pluie, cabane cachée derrière les prés.
Et s’ouvre entre deux poubelles l’autoroute infinie aux petits riens stupides, mille et un bouts de papier qui remettent sur la piste des étangs et du ciel en ajoncs… Saleté de vie, beauté de vie.

 

Lise Lefebvre, Au creux bruissant des cendres, août 2002.
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