Tumulte neigeux
Sur mes mains endolories
Je me précipite
Féline furie
Sous un autre corps
Qui me meurtrit
Avide je cherche
Dans les apparences
Tes caresses Le désir
Mécanique je me plie
Je referme les mains
Sur le vide
Consciente je hurle
Je m’extirpe
Cent fois je voudrais
M’écorcher - nausée
Cette odeur n’est pas née sur toi
Main devant la bouche
Mes griffes ne sont pas assez longues
Pour rejoindre ma blessure
Purification dérisoire
Je reste entachée
N’ayant plus pour espoir
Que ta bouche
Que tes mains
Pour me libérer
Coupe et déversoir
A mes regrets.

Le Ressenti, poème vingt-quatrième, 2002.
© Droits réservés.


 

Julia Musté-Marchand, 2004. © Droits réservés

 

 

 

 

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